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    Docker et Kubernetes : le guide DevOps 2026
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    Docker et Kubernetes : le guide DevOps 2026

    1 juillet 202611 min de lecture

    Docker et Kubernetes : deux piliers du DevOps moderne

    La conteneurisation a bouleversé la façon dont on déploie, met à l'échelle et exploite les applications. Docker standardise le packaging, Kubernetes orchestre l'exécution à grande échelle. Ce guide fait partie de notre série DevOps — pour la roadmap complète, voir Guide complet : devenir ingénieur DevOps.

    1. Docker : packaging applicatif standardisé

    Concepts essentiels

    • Image : recette immuable (Dockerfile compilé en couches)
    • Container : instance d'exécution d'une image
    • Registry : dépôt d'images (Docker Hub, GHCR, Harbor, ECR)
    • Volume : stockage persistant hors du cycle de vie du conteneur

    Bonnes pratiques Dockerfile

    • Multi-stage builds : réduire la taille finale de 70-90 %
    • Images minimalistes : `distroless`, `alpine`, `scratch`
    • Utilisateur non-root : `USER 1001`
    • Scan de vulnérabilités : Trivy, Grype dans la CI
    • Pin des versions : jamais `latest` en production

    2. Kubernetes : l'orchestrateur de référence

    Objets à maîtriser

    • Pod : plus petite unité déployable (1 à N conteneurs partageant réseau/volumes)
    • Deployment : gestion déclarative des pods (rolling updates, rollbacks)
    • Service : abstraction réseau stable (ClusterIP, NodePort, LoadBalancer)
    • Ingress : routage HTTP L7, TLS, virtual hosts
    • ConfigMap / Secret : configuration externalisée
    • StatefulSet : workloads stateful (bases de données)
    • RBAC : contrôle d'accès (Roles, RoleBindings)

    Helm : le package manager

    Helm charts = templates Kubernetes paramétrables. Indispensable pour déployer PostgreSQL, Prometheus, cert-manager sans écrire 500 lignes de YAML à la main.

    3. Production-ready : ce qu'il faut ajouter

    DomaineOutils recommandés
    Ingress + TLSingress-nginx, Traefik, cert-manager, Let's Encrypt
    ObservabilitéPrometheus, Grafana, Loki, OpenTelemetry
    GitOpsArgoCD, Flux
    SécuritéOPA/Kyverno, Falco, Trivy Operator
    AutoscalingHPA, VPA, Cluster Autoscaler, KEDA

    4. Où faire tourner Kubernetes ?

    • Local (labs) : `kind`, `minikube`, k3d
    • Cloud managé : EKS (AWS), AKS (Azure), GKE (Google) — recommandé en production
    • On-prem : Rancher (RKE2), OpenShift, k3s pour l'edge

    Pièges classiques à éviter

    • Déployer sans requests/limits CPU/mémoire → OOMKill imprévisibles
    • Oublier les probes (liveness, readiness, startup) → trafic vers pods non prêts
    • Stocker des secrets dans les images ou les repos Git → utiliser Sealed Secrets ou External Secrets
    • Un cluster mono-zone en production → panne AZ = perte totale

    FAQ Docker / Kubernetes

    Faut-il apprendre Docker avant Kubernetes ?

    Oui. Kubernetes orchestre des conteneurs — sans maîtrise des images, réseaux et volumes Docker, la courbe Kubernetes devient très raide.

    Kubernetes est-il toujours nécessaire ?

    Non. Pour une seule application avec faible trafic, Docker Compose ou une plateforme PaaS (Fly.io, Render) suffisent. Kubernetes se justifie à partir de plusieurs services et d'exigences de disponibilité.

    Quelle certification passer ?

    La CKA (Certified Kubernetes Administrator) reste la référence pour un profil DevOps orienté ops. La CKAD cible plutôt les développeurs.

    Aller plus loin